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jeudi 15 septembre 2016

[J'ai lu] Le secret du poids


Depuis quelques mois, j'ai pris des mesures diététiques pour reperdre les kilos pris pendant ma grossesse. J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises sur le blog et je referai un point prochainement pour vous raconter où j'en suis.

Au hasard du web, je suis tombée sur une nouvelle méthode qui connaît une vague d'engouement ces temps-ci. Après Dukan, Delabos, WW et autres, voici donc que débarque Le Secret du Poids
Assez curieuse d'en percer les mystères, je me suis donc procuré le livre.

Voici mon avis personnel:

Tout d'abord, il faut savoir que l'auteur n'est ni nutritionniste, ni médecin. Elle s'adresse au lecteur en bonne copine qui vient transmettre sa méthode personnelle pour mincir ou maintenir son poids de forme sans frustration.

Première surprise: Cette méthode repose sur un simple comptage calorique. Ce qui m'a malheureusement d'emblée crispée. Je n'aime pas compter, je n'aime pas les chiffres en général. Je préfère ressentir. M'interroger pour savoir si j'ai encore faim, si j'ai envie ou non de tel ou tel aliment. Je ne veux pas penser l'alimentation en termes de chiffres. Il s'agit vraiment d'une sensibilité personnelle. Nombreuses sont les personnes qui ne sont pas fâchées avec les chiffres et qui trouveront leur compte dans ce fonctionnement cartésien et rassurant. Heureusement.

La méthode s'appuie sur une métaphore assez simple: celle d'un budget à gérer. "Nous possédons tous un budget journalier de calories que nous pouvons dépenser sans soucis, et, au delà duquel, si nous continuons à manger, nous nous mettons "en dette"", c'est à dire que nous prenons du poids. A l'inverse, en fonctionnant à l'économie, nous perdons du poids. C'est simple. Le côté sympa de la méthode, c'est qu'aucun aliment n'est interdit. Si vous avez envie d'un cheeseburger à midi, ne vous en privez pas, vous rééquilibrerez le soir avec des aliments plus lights. Tout va bien tant que vous restez dans votre budget calorique.

Pour ce faire, il faut avoir bien intégré la méthode du comptage des calories. Il faut connaitre la valeur calorique de tel ou tel aliment. Pour certains, c'est facile, c'est noté sur l'emballage. Pour d'autres, il faut faire quelques recherches. Une application Smartphone gratuite est disponible pour appliquer au mieux la méthode. Il existe également un groupe Facebook pour se soutenir et s'entraider.

Finalement, on retrouve la même philosophie que chez Weight Watcher, si ce n'est qu'il n'y a pas besoin de convertir les calories en points. Je trouve que cela permet une plus grande autonomie. A partir du moment où on maitrise la méthode, on est indépendant à vie! Après, je conçois tout à fait que l'encadrement proposé par WW puisse sécuriser. Bref, à chacun de voir ce qui lui convient le mieux.

Le livre enseigne les bases de ce comptage calorique. Il donne des exemples concrets pour illustrer la méthode et aider à bien la comprendre. Malgré ce comptage calorique apparemment rébarbatif (enfin, pour moi), l'auteur insiste sur la notion de plaisir. Il est possible de perdre du poids en se faisant plaisir quotidiennement, à condition de rester dans le cadre de son budget...ou de rééquilibrer la balance sur plusieurs jours ou semaines.

Je vais être honnête: je n'ai pas testée la méthode. Ou du moins, je ne l'ai pas suivie à la lettre. Je m'en suis imprégnée et inspirée. Mais je me sentais incapable de rentrer dans des calculs complexes. Je ne doute pas qu'en revanche, un grand nombre de personnes y trouvera son compte. Personnellement, ce livre m'a quand même permis de prendre conscience de la valeur calorique des aliments et d’alléger un peu la facture en fin de journée si besoin. En même temps, sauf erreur de ma part, c'est bien ce que préconise l'auteur: à chacun d'adapter les grandes lignes de sa méthode en fonction de sa sensibilité, de son histoire, de ses objectifs,...

Pour ma part, je vais continuer sur la voie d'une alimentation santé, avec toujours comme objectif de finir de perdre mes kilos de grossesse (il m'en reste 7!). Et je garde, dans un coin de ma tête quelques principes de base du Secret du Poids.

jeudi 14 avril 2016

Comme une envie d'ailleurs... Chéri(e) on s'expatrie!

Si je me retourne sur ces 15 dernières années, je constate un pic de productivité depuis 6 ans environ, précisément depuis que je suis devenue Maman.

Avant ça, qu'ais-je fait de ma vingtaine, de mes "jeunes années"?
C'est simple, je me suis laissée vivre. J'ai préparé un diplôme d'Educatrice Spécialisée sans difficultés particulières, avec intérêt mais sans passion non plus. J'ai commencé à travailler dans un I.M.E dans lequel, contre toute attente, je me suis épanouie professionnellement, où j'ai été valorisée dans mon travail, chaleureusement entourée de collègues sympas. J'étais bien. J'ignore si j'aurais pu être mieux ailleurs. Je ne me suis pas posée la question à ce moment-là. En revanche, quelque chose tournoyait régulièrement dans un coin de ma tête.

J'avais, au fond de moi, cette envie d'aller explorer ailleurs comment on vit. J'ai souvent rêvé, sans avoir réussi à le concrétiser jusqu'à aujourd'hui, de partir un an à l'étranger (aux États-Unis par exemple) pour apprendre l'anglais correctement et me confronter à un autre mode de vie. Ou bien, partir sur une mission humanitaire en Afrique ou en Asie.

Mais à 18 ans, j'étais trop mal dégourdie pour ça (et surtout peu encouragée par mes parents qui ne tenaient pas à me voir partir loin trop longtemps).
A 21 ans, j'étais déjà en couple avec le Presque Mari et je ne me voyais pas le laisser. Et puis, à l'époque, je venais d'être diplômée, il fallait être raisonnable, viser le CDI rapidement. Alors bien sûr, on s'est offert des petits voyages: l'Italie (notre pays de cœur) plusieurs fois, Londres, le Maroc, la Croatie,... Mais je n'ai jamais osé franchir le pas d'un congé sabbatique. Notre grand projet de l'époque était la rénovation de notre maison. Il faut savoir faire des choix (surtout financiers). Vivre à l'étranger est, une fois de plus, passé à la trappe.

Aujourd'hui, je garde dans un coin de ma tête, un projet fou, difficilement réalisable à ce jour, d'autant plus que ni l'un ni l'autre ne bossons pour une multinationale susceptible de nous expédier par delà les Océans. Je vous le livre tel quel: j'aimerais partir vivre une année, avec ma famille (j'embarque tout le monde maintenant), aux Etats-Unis (qui continuent de faire rêver la petite provinciale que je suis). Apprendre l'anglais une bonne fois pour toute et nous frotter à l'American Way of Life. Bon, c'est compliqué en pratique mais je le garde quand même sous le coude. Quand les filles seront ados, qui sait?


Cependant, ce vieux rêve est revenu me titiller récemment, lorsque les Editions Eyrolles m'ont aimablement fait parvenir un exemplaire du livre d'Alix Carnot: Chéri(e) on s'expatrie!
Je me suis donc jetée sur cet ouvrage sur le couple, la vie professionnelle et la mobilité internationale avec avidité.

Concrètement, il ne répond pas à des questions très précises comme comment trouver un visa, un travail, un logement, une école dans mon Eldorado américain. Ce sont des recherches qu'il me faut faire ailleurs ailleurs. En revanche, il est très pertinent sur la question de l'harmonie familiale à préserver voir à réinventer, de l'équilibre au sein du couple à redéfinir. Il est émaillé de petits tests/questionnaires à faire à deux pour aider à mieux se connaitre (rigolo à faire même sans perspective d'expatriation). L'auteure, elle-même expat' chevronnée, nous présente les pièges à éviter, les situations classiques dans lesquelles se retrouvent les couples et les familles qui débarquent à l'étranger. Je trouve que c'est une bonne préparation, un avant goût de ce qui attend les candidats à l'expatriation. Un livre de "conseils avisés" d'une copine expérimentée.

Pour ma part, je le garde précieusement dans ma bibliothèque pour le jour où nous tenterons l'aventure!


Cheri(e) on s'expatrie! Alix Carnot
Ed. Eyrolles


mercredi 6 avril 2016

[J'ai lu] Pourquoi Tokyo? d'Agathe Parmentier


Je ne vais pas évoquer une passion quelconque pour le Japon. Dans la liste des voyages que je rêve de faire dans ma vie, le Japon n'apparaît que bien au-delà du top 10. Je ne connaîs rien aux mangas (même si j'ai été biberonnée au Club Dorothée comme toute la génération des années 80) et je regarde de loin tout ce qui fait "Kawaï" (et dont raffolent nombre de passionnés).

Mais j'aime beaucoup lire les récits de voyage, alors Tokyo ou ailleurs, peu importe, j'embarque!
Et là, dès le premier chapitre, j'ai su que j'allais aimer.

Voici comment il commence :" Je ne vais pas me vanter d'une passion historique pour le Japon Je ne me suis jamais intéressée aux mangas et je ne connais rien aux haïkus. Comme tout le monde, j'aime beaucoup les sushis mais les amateurs de pizza ressentent-ils le besoin d'aller vivre en Italie?".

Bon sang! Cette fille vit dans ma tête ou quoi? Ah non, elle vit à Tokyo bien sûr. Minute, elle est écrivain et blogueuse semble-t'il et ce bouquin est tiré de ses chroniques décrivant sa vie, son adaptation et son expérience nippone. Avec beaucoup d'humour, dans des chapitres courts, elle nous livre son regard sur la société Japonaise et son quotidien d'expatriée. Entre ses jobs improbables (faire de la figuration, regarder 4 heures de vidéo gag,...), ses expériences des toilettes japonaises, des nuits dans un cyber café ou dans un love hôtel, le tout dans le flottement d'un Japon des années post 2011 à la sauce Fukushima, on navigue dans un univers où les clichés sur le Japon sont décortiqués par un regard caustique, cash mais toujours bienveillant.

J'ai passé un très bon moment à Tokyo en compagnie d'Agathe et du coup, j'ai très envie d'aller voir les Sakura au printemps prochain...

Pourquoi Tokyo? Journal d'une aspirante Nippone 
Ed. Au Diable Vauvert

lundi 21 mars 2016

Guides pratiques santé


Bonjour tout le monde!
Comment allez-vous en ce deuxième jour du printemps?
Chez nous, on va dire que ça va globalement bien malgré quelques petits microbes qui rodent encore à l'école mais que les Littles arrivent assez bien à éviter (en même temps, je leur avais interdit de tomber malade cet hiver avec un nouveau-né à la maison, donc elles obéissent les braves petites).

Cela dit, c'est de santé que je vais parler aujourd'hui. Avec 3 enfants, hors de question de courir chez le médecin pour un oui ou pour un non. Un nez qui coule, un petit 38 de fièvre ou 3 quintes de toux ne justifient ni le déplacement ni l'heure d'attente au minimum dans une salle d'attente bondée et blindée de nouveaux microbes, pour repartir avec une ordonnance de paracétamol et un vague "c'est viral". 

Attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas consulter. Mais la précipitation n'est pas toujours de mise. 
Mes enfants s'étant fait une spécialité de tomber malades les dimanches ou les jours fériés, j'ai encore en tête le week-end de Pâques 2011, alors que nous étions partis quelques jours avec une Little 1 fiévreuse et patraque. Dans l'impossibilité de trouver un médecin de garde, nous avons passé 5 heures dans un box aux urgences où elle a subit, entre autre, une prise de sang, une analyse d'urine, une radio des poumons (?????) avant d'être envoyés passer la nuit en pédiatrie. Le lendemain, nous sommes sortis, épuisés, à bout de nerfs, avec un diagnostic d'angine virale.

Pauvres jeunes parents que nous étions! 

Aujourd'hui, j'ai appris à mieux connaître les symptômes des principales maladies infantiles et leurs manifestations chez mes enfants. 

Little 1 par, exemple, est sujette aux angines. Little 2, son point faible c'est la conjonctivite. En cas de gastro, si elles refusent de boire les solutions de réhydratation, je leur donne de la grenadine à la petite cuillère régulièrement pour compenser les pertes en eau et en sucres. 

J'utilise beaucoup l'homéopathie en prévention ou en traitement et elles y sont plutôt réceptives. Mon médecin traitant a une formation en homéopathie et j'ai un guide pratique à la maison que je consulte régulièrement.

Dernièrement, on m'a proposé de découvrir 2 ouvrages en lien avec la santé, sortis aux Editions Eyrolles.

- La santé de mon enfant

- Soulager la douleur 

Ces deux ouvrages ont été rédigés par 4 thérapeutes issus de courants différents: la médecine allopathique, la médecine chinoise, l'homéopathie et la phytothérapie.
Ils traitent chacun de 25 maladies infantiles (croutes de lait, varicelle, conjonctivite, asthme, énurésie,...) ou maux courants pour la version adulte (maux d'estomac, migraine, sciatique, brûlures,...). Pour chacune de ces maladies, chaque expert apporte ses remèdes propres au courant qu'il incarne. 

Mon avis: ces deux ouvrages apportent des connaissances sur les médecines alternatives dans lesquelles chacun pourra piocher ce qui lui convient le mieux. En ce qui me concerne, je me retrouve dans la partie homéopathique mais pas du tout dans la phytothérapie. La médecine chinoise a attiré mon attention mais c'est une pratique qui demande à mon avis certaines bases de connaissances en accupression. En revanche, il est important de reconnaître les limites de l'auto diagnostic et de l'automédication. Et cette mise en garde apparaît très clairement dans chacun des deux ouvrages. Ils sont un précieux complément et une bonne source d'information mais c'est à chacun de savoir rester vigilant et de faire appel à la médecine conventionnelle en cas de besoin. 



-La santé de mon enfant
-Soulager la douleur 
Dr Gustafson, Dr Ren, Dr Kiefer, B. MacEoin
Ed. Eyrolles


lundi 29 février 2016

Une petite chose sans importance [Chut, les ados lisent]

Attention, gros coup de cœur sur le blog!

J'ai reçu, il y a quelques temps, un livre estampillé fiction jeunesse (quoi, à 33 ans, je suis encore jeune, non?).


Je ne sais même pas par où commencer tellement je trouve ce bouquin génial et unique en son genre!

Avez-vous déjà perçu le monde avec le cerveau d'une personne autiste?

Sauf si vous êtes vous-même une personne avec autisme, certainement pas. Vous avez probablement, comme moi, une vision extérieure de ces derniers, personnages bizarres, lunaires, ayant des réactions souvent inappropriées aux situations. (Dans le registre des livres pour adultes sur le sujet, je vous conseille l'excellent témoignage plein d'humour de Josef Schovanek "Je suis à l'Est").

Donc, si vous n'êtes qu'un pauvre neurotypique qui habituellement contemple d'un œil surpris les déambulations d'une personne avec autisme, je vous propose un voyage de l'autre côté.

Le héros de ce bouquin est un ado Asperger. Pour lui, l'imprévu est forcément source d'angoisse. Il a besoin de repères fixes dans le temps et dans l'espace. Il aime la précision. Mais, non content déjà d'être un ado avec cette particularité, il est aussi le fils d'un médecin humanitaire et suite à sa déscolarisation, la suit dans ses missions à l'étranger. Ça c'est pas banal quand même! Il nous fait découvrir sa vie dans un camp de base en République Democratique du Congo et sa rencontre avec des enfants soldats (les Kadogos, littéralement des petites choses sans importance).

Franchement, je l'ai dévoré! J'espère bien que les profs de collège sauront faire découvrir ce roman à leurs élèves! Ouverture sur l'autre, le handicap, la différence, sur une autre culture. J'étais déjà un peu initiée à l'autisme mais je ne savais rien de ce à quoi ressemblait une mission humanitaire. J'ai donc appris plein de choses et je suis sûre qu'ado, j'aurais kiffé (t'as vu comment j'parle, j'suis jeune j'te dis!!). L'auteur aborde tout un panel de situations allant du harcèlement scolaire à la guerre et ses atrocités. On retrouve même des ingrédients comme suspense, action et émotions. Une vrai réussite et j'espère le premier opu d'une longue série!

Je garde précieusement ce bouquin pour le faire découvrir à Little 1 dans quelques années. Je suis sûre qu'elle va adorer!

*Une petite chose sans importance de Catherine Fradier 
Parution le 3 Mars 2016 aux Editions Au Diable Vauvert

vendredi 19 février 2016

Ma pause presse

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez remarqué que je poste régulièrement la photo d'un magazine ou d'un autre accompagné d'une tasse de café. C'est mon moment de détente à moi. À l'heure des blogs et d'Internet et bien que j'en sois une fervente adepte, je continue d'aimer à la folie la presse papier.

Depuis le Journal de Mickey de mes 10 ans, en passant par Ok Podium ou Girl à 15 ans (ça vous parle?), j'ai écumé bon nombre de magazines féminins, de presse people ou même de journaux politiques piqués à mes parents.

Aujourd'hui, je vous présente les trois coups de cœur qui ont accompagné mon café ces derniers mois:

1- Femininbio



Je suis actuellement dans une démarche qui vise à revoir mon mode de vie et de consommation. J'en avais parlé . D'autre part, je viens de rencontrer une diététicienne naturopathe afin de m'aider à reperdre mes kilos de grossesse dans le cadre d'une alimentation-santé. J'aime l'idée de sortir des conseils bien-être vus et revus dans les magazines féminins classiques du genre "perdez 2 tailles de pantalon avant l'été avec notre dernier régime miracle...", mais j'aime quand même lire des rubriques beauté et cosmétiques. Dans Femininbio, il y a un peu de tout ça: les méthodes bien-être et santé de peoples (d'Estelle Lefébure à Marie-Sophie L.), des chroniques de blogueuses, des articles beauté-bio, des concepts de développement personnel parfois un peu farfelus à mon goût (mais ce n'est pas grave, l'idée est de piocher des idées et de se fabriquer ses propres méthodes, celles qui fonctionnent pour nous). Bref, moi, ce magazine m'inspire! Je viens d'acheter le troisième numéro (en kiosque depuis début février) et je continue d'adhérer à la philosophie du magazine. 

2- flow


Si vous êtes familiers de la blogosphère, vous n'avez pas pu éviter le phénomène flow. Après avoir lu des articles dithyrambiques dessus, je me suis décidée à l'acheter. Il s'agit du numéro 7. Les fils conducteurs de ce magazine sont découvertes, inspirations, créations, art de vivre. C'est très attirant et pour le moins original. C'est un magazine qui se savoure comme une œuvre d'art. Le visuel est parfaitement réussi entre photos, croquis, dessins, peinture... Il contient des petits cadeaux (ce mois-ci: un livret de lettrage manuscrit -un loisir créatif à découvrir- et 10 cartes de pleine conscience). Là encore, le bien-être et le développement personnel à travers la méditation ou le yoga tiennent une grande place...et c'est paradoxalement ce qui m'a un peu chiffonnée. En découvrant une énième interview de Jon Kabat-Zinn, le fondateur de la méditation de pleine conscience, je me suis sentie un peu déçue. Je m'attends maintenant aux futures interviews de Christophe André et de Mathieu Ricard, autres figures du genre. Comprenez-moi bien, je m’intéresse à la pleine conscience depuis plus de trois ans, je fais même pratiquer mes enfants (ça me rappelle que je voulais écrire un billet sur le sujet
d'ailleurs) et je suis convaincue des bienfaits de sa pratique quotidienne, mais j'ai l'impression qu'on la sert aujourd'hui à toutes les sauces. C'est devenu la recette miracle du moment, pire un effet de mode, tellement éloigné de la philosophie de départ. Et pour un magazine que je pensais innovant, dont j'attendais de la découverte, j'ai l'impression qu'on me sert un plat réchauffé. Bon, cette petite frustration ne m’empêchera pas de me jeter sur le numéro suivant dès sa sortie parce que l'esprit global me séduit et j'ai, malgré tout, envie de découvrir les prochains numéros.

3- Le UN 


Le UN que j'ai eu entre les mains était offert aux lectrices de My Little Paris qui en feraient la demande. Il s'agissait d'un numéro exceptionnel, une ode à Paris après les attentats de Novembre.
Un seul thème, traité sur une seule feuille qui se déplie. Plusieurs regards sur ce thème: poètes, écrivains, philosophes, politiciens, artistes se partagent l'espace de publication.
La particularité de ce journal, qui sort chaque semaine, est qu'il est totalement indépendant et, de ce fait, ne contient aucune publicité. Ce sont ses lecteurs qui le font vivre ainsi que le bouche à oreille. Je trouve cela très important, aussi bien pour la liberté de la presse que pour la liberté d’expression. Ce sont des initiatives à soutenir!

Voici donc mes "découvertes" de l'hiver.
Prochainement, et dans un autre registre, j'aimerais essayer Causette. Vous connaissez? Qu'en pensez-vous?
D'autres magazines à me conseiller?












vendredi 5 février 2016

[J'ai lu] Mauvaise mère-Les blessures de l'adoption de Judith Norman

Régulièrement, on me propose de découvrir des ouvrages en lien avec la famille qui sortent en librairie. Ce qui est plutôt chouette pour la lectrice que je suis (bien que, dernièrement, allez savoir pourquoi, j'ai du mal à trouver le temps de lire!).

Je  partagerais donc sur le blog mes lectures du moment. Que ce soient des livres reçus pour le blog ou bien que j'ai choisi ou que l'on m'a conseillé.

Je commence aujourd'hui par un livre au titre choc "Mauvaise mère"de Judith Norman.


Témoignage douloureux d'une mère que l'on pourrait toutes être.

Parce qu'elle n'a pas pu transmettre à sa fille comment être heureuse.

Parce que sa fille souffre d'un mal qui ne dit pas son nom.

Parce qu'elle en subit la violence physique et psychologique.

Parce que malgré l'armada de professionnels qui gravitent autour de cette famille, nul n'est en capacité de les soulager durablement, ni l'enfant-adulte qui tyrannise son entourage, ni les parents abandonnés avec la responsabilité d'un enfant qu'ils ont choisi de faire venir d'un lointain pays (mais n'est-ce pas ce que l'on fait tous lorsqu'on décide d'avoir un enfant?).

Ce livre m'a touchée parce qu’il m'a rappelé des situations que j'ai connu dans ma vie professionnelle. Avec ce sentiment d'impuissance que les professionnels éprouvent aussi quelquefois face à certains patients qu'ils se refilent d'un établissement à un autre, parce que leur violence est ingérable et qu'ils mettent en danger tout le monde.
Mais il m'a touché également parce qu'il est écrit par une maman et que j'en suis une moi aussi. Et je me suis retrouvée dans la façon dont l'auteur décrit l'amour et tous les espoirs qu'ils avaient placé en cette enfant.

C'est un livre qui invite à réfléchir sur la parentalité, à la part de soi et à celle de l'autre dans la construction d'un individu. On suit l'auteur dans son introspection tandis que résonnent en boucle ces mots terribles: "mauvaise mère".

Il se lit rapidement mais il remue quand même. Si vous n'avez pas peur d'entendre une réalité crue et douloureuse, allez-y.

*Sortie: 10 février 2016

mercredi 3 février 2016

Les aventures de P'tit loup [Chut, les enfants lisent]

Pour ma deuxième participation au rendez-vous du mercredi Chut, les enfants lisent, je vais vous parler de mon grand coup de cœur du moment!

D'abord, il faut que je vous raconte: dans mon village, il y a un bistrot. Ce bistrot fait aussi Maison de la Presse ET librairie pour enfants! Et quelle librairie mes enfants! Que des beaux livres, des livres éducatifs et attrayants soigneusement choisis par la patronne mi-barmaid mi-libraire. Je pourrais passer des heures à l'écouter et découvrir ses dernières nouveautés...

C'est ici qu'un beau jour j'ai découvert P'tit loup.

Tremble Tchoupi! Ta côté de popularité va (enfin!) s'effondrer!

Petit loup vit plein d'aventures géniales genre il dit toujours non, il a peur du noir, il aime son Doudou, etc... 
J'adore les graphismes et la trombine des loups!


En plus, P'tit loup s'adapte à l'âge de l'enfant! En ce moment c'est Little 2 qui est fan de cette collection de petits livres à la couverture moelleuse. Mais Little 1 n'est pas en reste puisqu'elle apprend à lire l'heure avec P'tit loup.


P'tit loup se décline aussi en peluche, en Doudou et en petits jouets représentant les personnages. 

Exit donc Tchoupi et Petit Ours Brun, maman a le coup de cœur et les Littles approuvent!




mardi 19 janvier 2016

[J'ai lu] Les psy-trucs pour les enfants de 0 à 6 ans de Suzanne Vallières

Au cours de ma première grossesse, j'étais très avide de conseils et d'avis sur la façon dont fonctionne un enfant. Magazines, émissions de télé, tout y passait! L'objectif étant, bien sûr, de devenir la meilleure maman possible.

Après 9 mois de révisions intenses, j'étais prête pour la pratique...

Mouaih! 

Bon en gros, j'ai fait ce que j'ai pu malgré mon niveau de connaissances théoriques dignes d'un doctorat! J'ajouterais presque que cet amas de "c'est comme ça qu'il faut faire..." m'a été plus nuisible qu'autre chose, m'enfermant dans des schémas de pensées rigides là où j'aurais mieux fait de suivre mon instinct. En fait, j'avais un peu trop anticipé.

Aussi, au fur et à mesure de mes grossesses, j'ai progressivement mis de côté, les conseils théoriques pour me forger ma propre expérience.

Du coup, cela faisait plusieurs années que je n'avais plus ouvert un guide pratique de conseils éducatifs, quand on m'a proposé de découvrir le livre de Suzanne Vallières: Les psy-trucs pour les enfants de 0 à 6 ans (Editions J'ai lu).

Avec trois enfants de six ans, trois ans et deux mois, je me sentais un peu la cible parfaite de l'auteure.

Mais j'avoue l'avoir ouvert avec a priori...avant de revoir mes idées reçues encore une fois.


L'ouvrage se présente comme une sorte de boîte à outils. On retrouve les préoccupations principales des jeunes parents:

- A quand les nuits complètes?
- Les pleurs de notre bébé: besoin ou caprice?
(Mes obsessions du moment)

- Mon enfant fait des crises, comment les gérer?
- Ils se disputent toujours! La rivalité dans la fratrie
- J'ai pas faim, bon! Le refus de manger
-...

A partir de ces thématiques, l'auteure nous livre tout un tas de conseils pratiques, de bon sens, à 
appliquer avec nos rejetons.

Suzanne Vallières balaye un large champ de situations classiques auxquelles tout jeune parent peut être confronté. C'est un ouvrage qui se consulte et non qui se lit de façon linéaire. Une situation-probleme et hop!deux-trois "psy-trucs" à tenter pour y remédier.

J'ai ainsi pu piocher des idées pour chacune des situations que je vis plusieurs fois par jour avec mes Littles.  De bons conseils auxquels je n'aurais pas pensé toute seule. Une piqure de rappel pour des choses que je savais déjà mais que je n'appliquais pas. 

Ce fut donc une lecture utile,  que je vais revisiter à ma sauce dans mon quotidien,  et que je vous conseille si vous êtes jeune parent, expérimenté ou non. 





mercredi 13 janvier 2016

#2016projet52: Semaine 2: *Lire*

Cette semaine, je serais à l'heure pour la photo de la semaine du rendez-vous de C'est quoi ce bruit?

Le thème de cette deuxième semaine est "Lire". Aaaahhh! Lire....

Lire un bon polar, au chaud, le soir dans mon lit.

Lire, tranquillou, sous un plaid, dans mon canapé, un dimanche après-midi pluvieux.

Lire un magazine sur un transat, au bord d'une piscine.

Mais naann!! Cette fonction est momentanément indisponible. Ben oui, j'ai des enfants, dont un bébé dont les nuits sont anarchiques.

Le soir, je m'écroule dans mon lit.

Les dimanches après-midi, je fais des crêpes en équipe.

A la piscine, je gonfle des brassards et je suis sur le qui-vive!

Mais je suis optimiste: ça reviendra! (Et je regretterai le temps des couches, des crêpes et des brassards!)

En attendant, voici ce que ça m'évoque aujourd'hui:





mercredi 6 janvier 2016

La belle lisse poire du prince de Motordu [Chut, les enfants lisent]


Pour la première fois, je participe au rendez-vous du mercredi: Chut, les enfants lisent.  
D'ailleurs, si quelqu'un peut me renseigner sur le nom de la blogueuse qui l'a lancé, cela me permettrait de mentionner son blog (je ne suis pas encore très experte de la blogosphère).

Le Père Noël a laissé sous le sapin un livre rigolo pour notre Little 1 de six ans.
Bizarrement, le titre me rappelait quelque chose.
Je suis quasiment sûre de l'avoir vu passer dans un bibliobus quand j'étais en primaire.
Puis, en réfléchissant bien, il me semble que j'en ai aussi entendu parler lors d'un stage pour mettre en place des ateliers d'écriture avec des enfants, il y a quelques temps.

La belle lisse poire du prince de Motordu, écrit et illustré par Pef, a été publié pour la première fois en 1980 (ce qui confirme mon intuition première car je suis née dans les années 80).

La version reçue par Little 1 est un livre pop-up et j'adore ça. En plus du plaisir de la lecture et des illustrations, j'aime qu'un livre pour enfant soit interactif, avec des petites pochettes, des petites languettes à tirer, sans parler bien sûr de l'effet pop-up, en relief, avec les personnages qui sortent du
bouquin.


L'histoire, c'est celle du prince de Motordu qui vit dans un chapeau magnifique sur lequel flottent des crapauds  bleu-blanc-rouge. Il aime lancer des poules de neige et mange dans la salle à danger du chapeau. 

D'abord interloquée, Little 1, portée par mon enthousiasme, a bien accroché et nous avons beaucoup rit toutes les deux.


La preuve: elle a passé le reste des vacances à parler avec des Motordus. J'ai trouvé ça chouette qu'elle comprenne les subtilités phonétiques de la langue française ( sauf quand à 22 heures, elle m'a lancé "j'ai envie de vomir" à la place de "j'ai envie de dormir" et que je me suis précipitée dans sa chambre pour la trouver bidonnée dans son lit).



Voilà, j'avais envie de partager avec vous ce coup de cœur qui ne peut que donner envie aux enfants 2.0 de découvrir le plaisir de lire.