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lundi 23 mai 2016

La reprise #2

Voici donc venu le temps de réfléchir à une meilleure organisation pour administrer une maison où vivent cinq personnes dont un bébé, tout en travaillant à temps plein.


Ceux qui me connaissent dans la vraie vie le savent: je suis une bordélique assumée et décomplexée, reine de la procrastination, déesse de la dernière minute, impératrice du "à l'arrache pourvu que ça le fasse!".

Mais ça, c'était avant que mon utérus ne découvre le mode repeat.

Après notre hiver mouvementé suite à la naissance de Little 3, il nous faut désormais composer avec une nouvelle donnée: ma reprise du travail.
Dans mes derniers billets, je parlais de mes angoisses à l'idée d'y repartir ainsi que de mon contexte professionnel sur lequel je m'interroge encore.
Mais au delà de ça, il y a des questions plus terre à terre à régler: comment trouver le temps d'entretenir la maison, de s'occuper du linge, de faire les courses, de cuisiner à peu près équilibré pour tout le monde, de vérifier que les devoirs sont faits, les dents brossées, les ongles coupés,... (liste non exhaustive évidemment). Ah oui, et puis penser à dormir quelques heures aussi, il paraît que physiologiquement c'est utile mdr.
Il ne s'agit pas d'être une wondermum. Le mythe de la mère parfaite j'arrive à m'en détacher facilement. Que mes enfants mangent industriel ou surgelé de temps en temps ne m'affole pas tant que ça reste occasionnel. J'essaie de cuisiner frais et naturel le plus souvent possible. L'idée n'est pas d'être dans un extrême ou dans un autre mais de trouver un bon compromis qui nous convienne à tous.

Seulement, aujourd'hui, tout demande un peu d'anticipation et de préparation sous peine de se laisser dépasser très rapidement.

Comme d'habitude, pour cette reprise, j'ai décidé de voir à l'usage les ajustements à effectuer. Bon, en trois jours, j'avais vu l'étendue des dégâts!

Voici donc, en avant-première, des éléments de méthode que je mets en place petit à petit dans mon quotidien.

1- Les courses
Je teste actuellement le système Drive. Pour moi, c'est un gain de temps non négligeable. Chaque heure de la semaine compte. Donc si je peux éviter de perdre 1h30 à piétiner entre les rayons d'un supermarché, je suis preneuse. C'est également source d'économies puisque je m'en tiens à ma liste de course sans tentations inutiles.
Avec mon nouvel emploi du temps, je n'ai pas réussi à intégrer le fait d'aller me servir chez les artisans et producteurs du coin. Cette démarche génère beaucoup de trajets (le fait d'habiter en zone rural oblige des déplacements très fréquents pour tout) et le temps me manque! Dès que j'en aurais l'occasion, je relancerai ce mode d'approvisionnement qui me tient à cœur (ça m'énerve de continuer à enrichir les grands groupes quand un circuit court existe à côté de chez moi).

2- Les repas
À midi, les grandes mangent à la cantine, moi au travail et le Presque Mari casse la croûte. Little 3 fait partie des bébés nourris aux petits pots industriels toutes marques confondues, sauf le week-end où j'ai davantage le temps de lui préparer de la purée ou des compotes maison. Il y a peu, j'ai découvert Comme des papas, une entreprise qui livre à domicile, le jour de mon choix, des petits pots frais, bios et bien cuisinés. Je fais donc une commande par mois pour mon bébé qui en raffole.
En soirée, j'essaie de suivre des menus prévus sur six semaines (envoyés par ma meilleure amie, reine de l'organisation en général), ce qui évite la question de dernière minute: "qu'est-ce qu'on mange ce soir?" sur fond de gosses affamés et de parents fatigués (dangereux cocktail).

3- Le ménage
Je frôle la syncope rien qu'en écrivant ce mot. En plus, je n'ai aucune méthode, je suis nulle en ménage, j'ai raté mon bac serpillère. Bref, je n'aime pas ça. Sauf que je ne trouve pas de volontaires pour le faire à ma place curieusement. Le presque mari ne se sent pas très concerné non plus. Et les filles ont hérité du tempérament bordélique de leur mère. Vous voyez le topo? Non? Vous avez raison, vaut mieux pas! Heureusement, j'ai des supers copines blogueuses qui ont plein de trucs et astuces pour m'aider à m'organiser un minimum. Ainsi, Un cocon de douceur (qui propose des articles déco très inspirants) nous a gentillement préparé un tableau des corvées tâches ménagères à effectuer pour avoir une maison nickel. Y'a plus qu'à checker!

3- Les enfants
Avec trois Littles de 6 ans et demi, 3 ans et 7 mois et donc une autonomie qui frise le raz du sol, la charge de travail quotidienne est immense. Il faut dire que j'avais bien mal habituées les deux grandes! J'ai toujours fait à leur place. J'aime tellement les chouchouter, les coiffer, les habiller, les nourrir à la becquée (couâââ?),... Bref, je me suis prise à mon propre piège. Aujourd'hui, quand je leur demande de faire les choses seules, elles le vivent comme un rejet de ma part. Cependant, mon petit doigt me dit que lorsque c'est papa qui gère la maisonnée, elles font tout toutes seules! Du coup, depuis quelques temps, je commence à regarder d'un autre œil Maria Montessori et ses promesses d'enfants se développant harmonieusement, tout en favorisant l'autonomie et la decouverte du monde. Pauvre Maria que j'ai tant snobé pourtant jusqu'ici! La méthode Montessori est expliquée et reprise dans beaucoup d'ouvrages. Il s'agit d'encourager l'enfant à faire ses propres expériences en l'accompagnant dans sa quête d'autonomie.
Un programme spécifique, directement inspiré de la méthode Montessori, a retenu mon attention. No Milk Today propose des kits éducatifs composés de matériel adapté aux petites mains, d'un livret pédagogique inspiré de la pédagogie Montessori et d'un an de newsmagazines truffés de conseils d'experts (pédopsychiatre, nutritionnistes, naturopathes,...). Trois kits existent déjà (en cuisine et à table, ma maison et moi, prendre soin de soi) et d'autres devraient voir le jour. J'ai la chance de recevoir chaque mois le newsmagazine et je suis conquise par la qualité et la richesse de son contenu. Je m'en inspire directement au quotidien. Il est vraiment très bien fait, ludique et varié. Il est venu à bout de mes dernières réticences et préjugés.

Voilà, nous sommes donc repartis sur un nouveau rythme de vie intense, parfois chaotique mais toujours passionnant!

Et vous, quels sont vos trucs pour vous faciliter le quotidien?
















lundi 8 février 2016

Consommer autrement

Vous le savez (ou pas encore), notre Petite Maison est plantée au milieu des bois (enfin, maintenant vous savez).

Je ne vais pas vous faire le coup de la citadine venue se mettre au vert parce que j'ai grandi dans un village avec une vraie boulangerie (je dis ça parce que là où j'habite maintenant c'est le boulanger qui passe avec sa camionnette deux fois par semaine pour nous amener du pain et vérifier que nous sommes toujours vivants). Du pur lifestyle!

Mais depuis que j'habite ici et que j'y éleve mes enfants, je repense de plus en plus ma façon de consommer.


État des lieux:

Je fais mes courses au supermarché une fois par semaine. J'y achète TOUT ou quasiment. Gagner du temps est ma devise!

Oui mais j'ai de plus en plus de mal à m'accorder avec ma conscience.

J'ignore pourquoi mais, dès que je glisse un paquet de biscuits ou pire du jambon blanc industriel dans le caddy, elle me souffle: "tu vas pas faire bouffer ça à tes gosses? Tu sais comment c'est fabriqué? Tu sais ce qui a été rajouté aux matières premières?"

Quand j'arrive au rayon fruits et légumes, elle me rappelle que des parents d'élèves de l'école des Littles en produisent à deux pas de chez moi.

Quand je sors un paquet de Knackis du frigo pour le repas du soir, elle blêmi.

Quand j'accumule dans les placards le butin de ma dernière réunion Tupperware, elle frôle la syncope.

Et quand je fais le point sur les jouets des filles qui débordent de leurs chambres, du nombre de piles usagées qu'on passe dans l'année pour leurs jouets électroniques, là elle ne répond plus, assommée par K.O.

Mais concrètement, que faire pour rectifier le tir?

Bien entendu, il ne s'agit pas de tout révolutionner. Bien sûr que je continuerai à sortir de temps en temps une pizza surgelée en guise de repas du soir et d'acheter à mes gosses les jouets dont ils rêvent.

Mais j'ai envie/besoin de mettre en adéquation mon mode de vie et ma conscience (pour la soulager un peu la pauvrette).

Voici donc les quelques ajustements que nous allons faire cette année:

- Pour les fruits et légumes, je n'ai pas été tout à fait honnête: mon Presque Mari aime le jardinage et nous fait tous les ans un joli potager. Nous consommons donc les légumes du jardin ainsi que ceux donnés par mes parents et beaux-parents eux-mêmes jardiniers. Mais, à cette époque de l'année nous sommes en rade. Du coup, j'ai souscris à l'association qui propose des produits d'agriculteurs locaux (dont les parents d'élèves pré-cités) pour acheter tous les quinze jours un panier moyen de légumes. Et bim pour ma conscience! Nous savons d'où viennent les légumes et qui les produit. Ce qui contribue en plus à faire vivre une famille que nous connaissons sans rentrer dans le secteur de la grande distribution (tant controversé, les marges toussa, toussa...).

- Pour la viande, après avoir constaté que celle du supermarché local était dégueulasse (et je suis polie), nous sommes tombés d'accord avec mon Presque Mari: ce sera chez le boucher, une fois par semaine (sauf pour la volaille que nous testerons chez  un producteur local également). Du coup, nous en mangerons moins mais de meilleure qualité.

- Pour les œufs, nous sommes fournis par mes parents et même parfois par la grand-mère de mon Presque Mari. Mais il est grand temps de prendre notre autonomie! Je souhaite ardemment adopter des poules cette année!

- Pour les gâteaux et goûters des filles, ça ne changera pas: mi-industriel, mi-fait maison.

- Pour les fromages et laitages idem: mi-supermarché, mi-production locale.

- La question des emballages me turlupine. Surtout quand je vois tout ce qu'on jette et tout ce qu'on porte au tri chaque semaine!

- Sinon, on cuisine les restes et si il y en a trop, ça fait le bonheur de nos animaux ou ça va enrichir le compost.

- Pour le superflu qui encombre notre maisonnée, j'envisage de faire un ou deux vide-greniers cette année et de donner le reste.

Voilà, je ne sais pas si ce sont de bonnes résolutions (en février) mais, pour moi,  c'est un ajustement nécessaire de notre mode de vie, de  nos valeurs et de nos envies.

Et vous, êtes vous en adéquation avec votre mode de consommation?

(Attention, je ne prône rien du tout, ceci est juste mon expérience!)

lundi 25 janvier 2016

Et je me suis mise au portage en écharpe...




Après avoir testé l'ostéopathie, le changement de lait, le changement de tétine, les probiotiques et j'en passe avec mon B.A.B.I, j'ai donc essayé l'écharpe de portage.

Pour rappel, je cherche une solution pour éviter que notre Little 3 nous rendent tous cinglés dans la baraque, à force de hurlements.

Notre toute mignonne Little, en effet, ne supporte pas de rester tranquillement dans son transat, pendant que le reste de la famille s'amuse essaye de vivre tout simplement.

Little 1, je l'ai portée dans les bras. Beaucoup. J'avais un porte-bébé qui me bousillait le dos donc inutile. Mais à l'époque, je n'avais qu'un seul enfant, donc, si je passais des heures à arpenter le couloir en berçant mon bébé, je n'avais pas, en plus, à gérer une montagne de linge, des devoirs, des cartables à préparer, des repas à heure fixe à assurer, des petites fesses à essuyer pile au mauvais moment,..

Pour Little 2, le porte-bébé s'était miraculeusement adapté à mon dos et je pouvais sans problème l'utiliser quand j'emmenais Little 1 à l'école ou pour accompagner le défilé du carnaval. Qui plus est, la brave enfant restait tranquillement éveillée sur son tapis d'éveil CALMEMENT et s'endormait paisiblement après chaque tétée (elle sera ma seule héritière!)

Little 3, elle, se tortille partout: transat, balancelle, tapis d'éveil, porte-bébé et donc, bien sûr, écharpe de portage. Pourtant j'y croyais! Ça marchait tellement bien pour tout le monde, pourquoi pas nous?

J'avais passé une demi-journée sur YouTube pour apprendre à nouer cette ****** d'écharpe! Puis je l'avais mise dedans sans la trop la déboîter. Et là, j'attendais le miracle, la lumière divine de l'apaisement descendant sur nous, l'image incarnée de la maternité bienveillante...

Bon, ça a foiré bien sûr! Little 3 s'est tortillée comme un ver, a rougné, chouiné comme d'habitude et ce premier essai a tourné court.

Alors comme je suis pugnace (et cruellement en manque d'idées), j'ai retenté plusieurs fois l'expérience et Little 3 a commencé à s'accoutumer (un peu). Désormais, quand je sens qu'elle cherche son sommeil et qu'elle est gênée par des coliques ou autres reflux, je l'installe en kangourou dans l'écharpe et j'ai même réussi à l'endormir dedans une ou deux fois! Bon ça ne dure jamais longtemps (une demi-heure tout au plus) et ça ne marche pas à tous les coups mais c'est toujours bon à prendre.

Pour tout vous dire, ce qu'elle préfère, c'est quand on se cale toutes deux devant un miroir, elle dans l'écharpe, tout contre moi. Là, elle s'admire et s'envoie des risettes à n'en plus finir! C'est le seul moment où elle ne bouge presque pas.

C'est donc une expérience un peu mitigée. C'est une solution parmi d'autres mais ce n'est pas encore la solution-miracle (comment ça les miracles n'existent pas?).

vendredi 18 décembre 2015

Les vacances et l'ambivalence de la mère

Ce soir, nos têtes blondes (enfin, chez moi, elles sont brunes en l'occurrence) seront en vacances de Noël et, particulièrement cette année, je les attends autant que je les redoute.

Je les redoute parce que, pour la première fois depuis la naissance de Little 3 pendant les vacances de la Toussaint, je vais me retrouver avec les trois à gérer. Chacune avec un rythme différent. Chacune avec ses exigences et ses demandes d'attention. Et avec le chamboulement familial, on a connu des relations difficiles entre les frangines ces derniers temps. Je les redoute parce que ça veut dire aussi des repas à préparer deux fois par jour pour cinq personnes (bon ok Little 3 est encore au sein mais c'est bien moi qui cuisine dans ce cas aussi, non?), une maison qui se salit deux fois plus vite, des sollicitations en permanence et, au final une fatigue maternelle qui s'accroît ce qui n'est bénéfique pour personne.

Mais je les attends aussi avec impatience. Parce que j'ai envie de profiter de mes grandes Littles. Depuis deux mois, nos relations se résument à se préparer en speed le matin avant de partir pour l'école et de gérer le 17-20h (toujours en speed) avec le classique goûter-devoirs-bain-préparation du repas-dîner-pipi-laver les dents-petit livre-au lit avec, en fond sonore, les hurlements de rage de Little 3 qui proteste car on ne s'occupe pas d'elle.
J'attends de ces vacances qu'elles nous permettent de souffler, maintenant que la tornade (l'arrivée tonitruante de Little 3 dans nos vies) s'est un peu calmée. J'attends de pouvoir traîner en pyjama jusqu'à midi, j'attends de pouvoir aller au cinéma avec mes grandes Littles, j'attends de pouvoir pâtisser un peu avec elles, de prendre le temps de se câliner dans la journée quand Little 3 dort, de méditer, d'aller se promener tous ensemble, de les observer toutes les trois nouer des relations et construire leur fratrie. J'attends de ces vacances que mes grandes se reposent un peu de leur trimestre, soignent leur rhume et soient moins à fleur de peau. J'attends de pouvoir être plus disponible pour chacune d'elle, parce que nous aurons plus de temps pour ça quotidiennement.

Voilà, j'attends de ces vacances de Noël qu'elles nous permettent de nous fabriquer une petite vie de famille unie et chaleureuse.

Bonnes vacances  et joyeuses fêtes à tous!