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jeudi 17 décembre 2015

"Sans péridurale"...

....me suis-je entendue répondre ce jeudi 22 octobre 2015 à H+18 après le début des contractions. Dans le même temps, j'ai jeté un œil vers mon Presque Mari pour avoir la confirmation de ce que je pressentais: j'allais le regretter d'ici peu!

Le récit qui suit n'est pas à mettre entre les mains d'une primipare.... (Enfin bon, j'aurais averti quoi!)


Si je reviens sur mon dernier accouchement, presque deux mois après, c'est que je sors de mon rendez-vous du post partum. En regardant mon dossier, mon gyneco m'a lancé, hilare: "ah oui, c'est vous qui avait choisi d'accoucher à l'ancienne! Mais POURQUOI?"

Pourquoi?

Certainement pas parce que j'aime souffrir! Au contraire, je suis hyper douillette.

Mais parce qu'après un premier accouchement sous péri, je n'avais pas envie de revivre des désagréments comme ressentir ma jambe droite aussi lourde qu'un tronc d'arbre, aucune sensation de poussée pour expulser le bébé et une naissance instrumentale pour Little 1 qui n'a pas été sans conséquences. Et je ne parle pas des douleurs lombaires qui m'ont tenaillée plusieurs mois après.

Parce que ma Little 2 était tellement pressée que je n'ai pas eu le temps de prendre la peridurale et que je m'en suis finalement très bien trouvée. Alors oui, la douleur était insoutenable et j'ai flippé de ne pas y arriver. Mais ça a duré tout au plus 15 minutes et j'ai retrouvé la forme beaucoup plus rapidement.

Parce que c'était mon troisième enfant et que théoriquement, ça va plus vite. Théoriquement.

Donc ce jeudi là, à 15h10, j'ai refusé la peridurale. Je me préparais à passer un mauvais moment et je ne faisais pas la fière. Je n'étais plus très sûre de mon choix.  D'autant que je contractais douloureusement depuis de longues heures et que mon col n'évoluait pas très vite. Mais je n'étais pas sûre non plus d'en vouloir une. Bref, j'étais un peu perdue.

Peu à peu, les douleurs se sont intensifiées et rapprochées. Mes gémissements sont devenus des hurlements. Des hurlements que j'avais moi-même du mal à supporter.

On m'a alors expliqué que Little 3 s'était mal engagée dans le bassin (cette bourrique!) et qu'il allait falloir être bien efficace sur la poussée parce que ça allait être un peu plus dur de l'expulser que Little 2. (Sinon, gare aux spatules comme pour Little 1 mais sans anesthésie ce coup ci!).

Je pense être résistante à la douleur finalement parce que là ce fut raide! J'étais en nage, je suffocais et cherchais de l'air! J'ai bien cru que j'allais tourner de l'œil! (À ce stade normalement, si vous êtes actuellement enceinte, j'ai réussi à vous paniquer! Donc, foutu pour foutu, lisez la suite, le pire est derrière nous!)

J'ai donc bien ressenti toute la descente du bébé jusqu'à l'expulsion et le soulagement qui va avec! Et là, un nouveau sentiment s'est emparé de moi, à la hauteur de ce que je venais de traverser: j'étais une guerrière! Victorieuse avec mon trophée dans les bras. Invincible. (Merci les hormones! A moins qu'on ait injecté quelque chose dans ma perf?).

Les 24 heures qui ont suivies, j'avais le bassin en miettes. Mais entre les désagréments liés aux effets secondaires de la péridurale et les douleurs d'un accouchement "à l'ancienne", même s'il est un peu difficile, je crois que je préfère la seconde option malgré tout!

Et vous, vous accouchez avec ou sans peridurale?


Article également publié sur paroledemaman.com


lundi 23 novembre 2015

Se remettre de la grossesse et de l'accouchement

J'ai accouché il y a un mois. Pour la troisième fois.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne suis pas en forme. Entre le manque de sommeil, les 14 kg qui me restent à perdre, le manque de temps pour prendre soin de moi, la réorganisation familiale avec trois enfants désormais et la libido dans les chaussettes, j'ai envie de dire f**** au mythe de la jeune accouchée épanouie!



Heureusement, avec l'expérience maintenant, j'ai acquis quelques trucs qui me permettent de retrouver la forme rapidement à plus ou moins long terme.

1- Dormir quand bébé dort. Alors ça oui sauf quand on a un bébé comme Little 1 qui ne dort pas (si si ça existe, j'ai testé!), ou lorsqu'on a plusieurs enfants et que ceux ci prennent le relais du bébé pour vous réveiller dans la nuit ou tôt le matin. Donc, il ne faut pas se leurrer, ça va être dur! Au moins les trois-quatre premiers mois quand ils ont encore besoin de manger plusieurs fois par nuit et qu'ils sont dérangés par des coliques, gaz et autres régurgitations qui les empêchent de se rendormir. Enfin, chez moi, c'est comme ça... Le sommeil c'est tellement important! Le manque me transforme en dragon pour mon presque mari et les enfants. Avec la culpabilité et les larmes qui vont avec. Depuis un mois,  j'ai alterné les périodes où j'ai géré et les périodes où j'ai craqué. Et je sais que ça va durer encore deux ou trois mois. Après, il y aura encore des nuits difficiles mais plus espacées. Je pourrais un peu récupérer. Donc mon objectif numéro 1 pour retrouver la forme est de continuer à gérer au mieux mon quota de sommeil.


2- Conséquence directe du manque de sommeil: je mange. Trop. Du gras, du sucre, du réconfortant.
Ce qui n'arrange pas mes affaires. Vu que je prends en moyenne 20 kg à chaque grossesse et que l'allaitement me fait stocker encore davantage. Donc forcément, je me sens mal dans ma peau mais pas question de faire un régime! D'abord c'est bientôt Noël et puis j'ai BESOIN de grignoter. Je ne peux pas boire, je ne peux pas fumer, je n'ai pas envie de b***, qu'est ce qu'il me reste là tout de suite? Pour le moment, pas de secret, il faut prendre mon mal en patience. Je ne pourrais me préoccuper de ma perte de poids qu'au printemps ou l'été prochain. D'abord, laisser mon corps se remettre à son rythme et puis lui filer un coup de pouce avec un bon régime.


3- Les désagréments liés aux suites de couches avec en vrac: les douleurs des points de suture, les tranchées (de plus en plus douloureuses au fur et à mesure des accouchements), les saignements, les hémorroïdes, les crevasses et engorgements,...(liste non exhaustive). Ça fait rêver non? Je me rappelle combien ça m'avait laissée complètement désemparée apres la naissance de Little 1! Aujourd'hui, je sais ce qui va se passer mais ça reste déplaisant quand même hein? Bon là, un mois après la naissance
de Little 3, ça commence à se tasser heureusement parce qu'il n'y a pas grand chose à faire à part prendre un peu de paracétamol pour soulager les douleurs. 


4- Le Baby-blues. Très simple: chute hormonale+manque de sommeil= baby blues. Chute hormonale+manque de sommeil+d'autres facteurs divers et variés= dépression du post partum. Et là attention danger! Pour Little 1, j'ai fait une dépression du post partum. Et mon presque mari aussi. Pas un pour relever l'autre! Heureusement, j'étais bien entourée. Parents, amis,... En retrouvant le sommeil puis le chemin du travail, je me suis relevée. Lui aussi. Nous avons pu construire notre vie à trois. Et j'ai renoncé dans la foulée à être une mère parfaite pour simplement accepter celle que j'étais moi. Pour Little 2, ni baby blues, ni dépression du post partum. Pourtant, je les attendais. Mais non, rien. Aujourd'hui, je suis passée par la case baby blues pour Little 3 mais je ne pense pas être en dépression. Pourtant c'est fragile. La tentation est grande de me replier sur mon bébé car trop fatiguée pour sortir et voir du monde, parce que mon bébé a besoin de rester au chaud... Heureusement, le
mois de décembre va m'obliger à sortir: achats des cadeaux de Noël, spectacle de Noël de l'école, arbre de Noël de la commune, visite d'amis qui ont un peu attendu avant de débouler pour rencontrer Little 3,... Trouver un équilibre subtile entre faire des choses agréables et stimulantes et ne pas s'épuiser car ce n'est pas encore la grande forme! ( Au passage, je précise que j'apprécie quand la famille nous porte à manger. A bon entendeur :) ).

Enfin, mes petits trucs en plus à moi c'est:

- aller chez l'ostéopathe environ 3 semaines après l'accouchement pour me faire remettre le bassin en place.

- sortir prendre l'air et le soleil le plus souvent possible (l'avantage de vivre à la campagne).

- des l'arrêt des saignements, prendre un bon bain à bulles!

- aller boire un café et manger une chocolatine  en lisant un magazine à la con, sans gosses, au salon de thé du coin.

- faire une sortie avec une copine ou ma sœur.

- faire une sortie avec mon presque mari (vive les grands parents!).

- 10 minutes de sophrologie/méditation par jour

Puis, apres mon rendez vous du post partum avec le gynécologue:

- ne pas négliger ma rééducation du périnée et ma rééducation abdominale.

Après l'arrêt de l'allaitement:

- un petit tour chez le coiffeur pour une coupe + une couleur.

- un peu de shopping pour rafraîchir ma garde robe (adios fringues de grossesse!).

- enfin un bon massage ayurvedique pour relancer mes énergies et commencer à me re approprier mon corps.


Voila, parce qu'une maman bien dans sa tête et bien dans sa peau, c'est quand même mieux!





vendredi 20 novembre 2015

Le quatrième trimestre

Il y a peu, sur un blog, j'ai découvert que les trois premiers mois de vie du bébé, étaient considérés en quelque sorte comme le quatrième trimestre de la grossesse. Bébé est encore très dépendant de nous physiquement et le corps de sa mère porte encore tous les stigmates de la grossesse.

Je ne peux que confirmer à quel point je suis d'accord! J'ai ressenti cela dès la naissance de Little 1. A la maternité, l'allaitement commençait mal: crevasses, tétées douloureuses, un bébé qui pleurait beaucoup, impossible de somnoler plus d'un quart d'heure d'affilée. A ce moment là, la tentation de passer au biberon fut grande: pour pouvoir me reposer, pour ne plus souffrir,... Mais, en plus du fait que je m'étais jurée d'allaiter  (pour la santé du bébé, parce que je serais une mère parfaite  toussa toussa...), je ressentais REELLEMENT que mon corps n'en avait pas fini avec la maternité. Difficile à expliquer. C'était instinctif, animal. On ne pouvait pas tout arrêter d'un coup. La montée de lait faisait partie du processus. J'en avais besoin finalement. En revanche, j'ai tellement galère dans les semaines qui ont suivies, que j'ai vite renoncé à mon objectif initial d'allaiter pendant 6 mois minimum. Je me suis fixé 2 mois, puis, je suis passé progressivement au biberon avec soulagement. J'ai fait mixte pendant un mois et demi encore, pour finalement totalement cesser avant ma reprise du boulot. Little 1 avait 3 mois et demi. A la fin de ce fameux quatrième trimestre. Un an quasiment après le début de ma grossesse. A la fin d'un cycle complet de quatre saisons.

Pour Little 2, même processus. J'ai allaité environ deux mois uniquement, puis mixte pendant un mois jusqu'à l'arrêt naturel de la lactation. Avec elle, je me suis mise encore plus à l'écoute de ses besoins. A la maternité, elle ne dormait que sur moi. Elle hurlait dès que je la posais dans son berceau. Pour que l'on puisse dormir toutes les deux, je l'ai gardée près de moi. De retour à la maison, progressivement, je l'ai "décollée". Elle dormait à côté de moi dans le lit, puis je l'ai "poussée" dans son lit cododo (fixe à notre lit) dans lequel elle a dormi 3 mois, jusqu'à la fin de l'allaitement, puis elle
est passée dans son lit. Un bébé passe neuf mois dans le ventre de sa maman, je considère que les
trois premiers mois de sa vie, la transition doit se faire en douceur.


Aujourd'hui, je suis en plein dans ce quatrième trimestre avec Little 3. J'allaite depuis un mois avec la sensation de me transformer en animal toutes les deux ou trois heures. Plus q'un mois à tirer avant le début de la délivrance! Parce que oui, c'est ce ressenti paradoxal qui m'habite: d'un côté, j'allaite, je cododote parce que j'en ressens le besoin et de l'autre ça me pèse. J'ai envie de retrouver mon corps, ma liberté et mon sommeil! Je me sens mal physiquement avec mes seins qui ont doublé de volume, avec les 12 kg qui me restent sur les hanches, les fesses, le ventre, avec la fatigue qui brouille mon esprit et tire sur mes cervicales. Les douleurs de l'utérus et du périnée commencent à s'estomper. Mais ce n'est vraiment pas la joie! Alors, pour l'avoir déjà vécu, je sais qu'il faut se laisser du temps. Pour que Little 3 fasse ses nuits (pas avant 3-4mois pour ses sœurs), pour que je puisse entamer un régime quand je serais moins fatiguée (au printemps maintenant).

La maternité me laisse défaite physiquement quand elle en épanouie d'autres! Bon, je commence à me faire une raison! Chez moi c'est comme ça!