mercredi 15 juin 2016

Fatiguée..

 Cher lecteur,

Afin de ne pas saouler mon Presque Mari et mes Littles encore et encore, c'est à toi, qu'une fois de plus, je vais confier mes difficultés (Il en va de mon équilibre familial, tu comprends...).

Donc, comme tu le sais, j'ai repris le travail, il y a un mois et demi avec quelques appréhensions.

J'ai mis en place tout un tas de stratégies pour me protéger de la nocivité de deux collègues. J'évite les lieux communs un maximum, je mange à l'extérieur, je me recentre sur les jeunes que j'accompagne, etc...

Et ça fonctionne.... Je suis contente de retrouver certains enfants que je suis depuis plusieurs années, je prépare des projets de sorties sympas pour eux au mois de juillet, j'apprécie de manger dans le calme à midi, je positive un maximum.

L'organisation familiale tourne mieux aussi grâce à quelques ajustements. Après quelques tâtonnements et mises au point, le Presque Mari gère comme un chef les 3 Littles (n'allez pas le lui répéter cela dit: j'ai BESOIN de trouver des choses à redire, je suis une fille!).

Donc, dans l'ensemble, ça ne va pas trop mal. Du moins je le croyais. Jusqu'à ce matin.

Ce matin avait lieu la réunion d'équipe hebdomadaire. Une épreuve chaque semaine, à laquelle je me rends la boule au ventre. Deux heures pendant lesquelles je me replie derrière mon bouclier invisible de protection. Une semaine sur deux, la jeune recrue du groupe est présente. Une nana sympa (et normale) qui m'aide à faire front. Ce matin, elle n'était pas là. J'étais donc seule avec les deux sorcières et la direction. Même si je livre un peu mes états d'âme sur le blog, il faut savoir que je suis généralement orgueilleuse. Pas question de laisser transparaître mes émotions ou mes faiblesses en public. J'ai donc encaissé pendant deux heures l'agressivité, les silences, l'hostilité ambiante, les non-dits et la haine qui émane de ces deux personnages. Même l'équipe de direction (directrice+chef de service) semblait ramer et attendre impatiemment que la séance de torture prenne fin.

En sortant de cette épreuve réunion, alors que je n'avais qu'une hâte, celle de sortir prendre l'air vite, vite, vite, il me fallait encore passer un entretien obligatoire avec ma directrice sur mes envies d'évolution, de mobilité professionnelle ou de formation. Une foutaise sans nom dans la mesure où toutes mes velléités de mobilité ont été réduites à néant au cours des derniers mois (farfouille dans les archives du blog si tu veux te faire une idée). Bref, je me sentais incapable de supporter une couche d´hypocrisie par dessus le reste. En général, je suis plutôt franche et combative. Je dis les choses comme je les pense et j'étais bien décidée à jouer franc jeu avec elle lors de cet entretien.

Sauf que les choses ne se sont pas déroulées comme prévues. Très certainement éranlée, elle aussi, par l'ambiance de la réunion qui venait de s'achever, elle a commencé l'entretien par ces mots:"comment vous sentez-vous?"
Et là, j'ai perdu pied. Je me suis retrouvée d'un seul coup incapable de contenir mes larmes, incapable de prononcer le moindre mot, soufflée la Lise! Bordel, je n'ai RIEN pu dire! Le black-out total. Touchée, coulée, noyée.

Voilà. Demain matin, les deux affreuses ne seront pas là, elles ne reviendront que lundi. Je retournerais à mes jeunes, je croiserais un ou deux partenaires sympas. J'aurais certainement moins mal à la tête dans la soirée et serais plus disponible pour mes Littles. Ce week-end, je profiterais de ma famille, j'appellerai une copine pour rigoler et décompresser.

Ce soir, j'avais besoin de vider mon sac. De mettre des mots sur mes émotions. Pour passer à autre chose et continuer mon chemin.




4 commentaires:

  1. Oh ma Lise, comme ton billet me touche.. Je comprends ce que tu ressens pour l'avoir vécu moi-même, comme tu me sais... Je te rassure, plus le temps passe, plus on prend du recul et on arrive à gérer ses émotions et rester imperméable à la haine..

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    1. Je pensais arriver à prendre du recul (fière de moi et tout) sauf que là, je me suis lamentablement effondrée sans l'avoir vu venir! Bon heureusement, j'ai reçu du soutien d'anciens collègues et ma jeune collègue qui était absente mardi m'a réconfortée mercredi à grand renfort de chouquettes lol. Bisous ma belle!

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  2. Ma belle ça me fait super mal au Coeur. C'est tellement dur de partir bosser la boule au ventre...

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    1. C'est surtout le mardi matin, lors de cette réunion. Le reste de la semaine, je vais et je viens pour aller voir les jeunes dont je m'occupe dans les écoles donc ça va. Gros bisous Lilie!

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